Pierre Berthier essaie depuis peu de reconstituer le parcours de son père, Jean Berthier (1913-1944), militant communiste originaire du Creusot. Issu d'une famille modeste, il réussit, après un passage à l'école Schneider du Creusot, à intégrer l'Ecole normale de Dijon en 1930. Une plaque sera d'ailleurs apposée en avril 1947 sur la façade de l'école du Creusot où il enseignait [plaque très vite déplacée sous le préau de l'école, avant de disparaître et d'être retrouvée dans un placard de l'école. Replacée sur la façade en 1961, elle est finalement redorée et une cérémonie a lieu le 11 novembre 2002]
Militant actif du PCF en octobre 1941, Jean Berthier échappe à une première arrestation et entre alors dans la clandestinité. Dans l'Aube, il travaille avec le colonel Fabien. La police française tente de l'arrêter une seconde fois à Troyes, mais c'est finalement à Dijon qu'il le sera le 28 octobre 1942. Emprisonné et torturé à la prison d'Auxonne, il est transféré à Romainville en juin 1943, puis déporté au Struthof un mois plus tard, avant Dachau et Mauthausen où il meurt le 11 novembre 1944, les reins brisés par un bloc de pierre.
Papiers au nom de Jean Berthier